Bah Alors ?

Conseil municipal de Saint-Raphaël : un point sur l’avenir

02 mars 2021
Saint-Raphaël
de Thomas Lajous

Le premier conseil municipal de Saint-Raphaël 2021, « exceptionnel » en raison de l’horaire inhabituelle, s’est rassemblé ce jeudi 25 février à 16h. Une session de 2h30 retransmise en direct sur la page Facebook de la ville ainsi que sur son site. L’orientation budgétaire pour l’année 2021 ou encore le pacte de gouvernance étaient au cœur des discussions. Une cinquantaine de délibérations ont eu lieu.

 

Mais cette séance est avant tout marquée par une minute de silence en l’hommage de deux hommes. Le premier, Jean-Pierre Caïs, initiateur de beaucoup d’actions pour la ville, « un Raphaëlois passionné » selon le Maire, Frédéric Masquelier. Le second est Henri Courtine, célèbre judoka Français au palmarès hors normes et unique dixième dan de France dans son sport. Véritable figure de Saint-Raphaël, il était aussi un élu de l’ancien Maire, Georges Ginesta.

 

Après l’appel effectué par le directeur général des services, et la nomination d’Elodie Marcandella comme secrétaire de séance, le conseil peut commencer. Le Maire appelle les élus à se prononcer sur le pacte de gouvernance. Voté à l’unanimité. Plus qu’un simple vote, il est défini « comme un état d’esprit ». « C’est le contrat passé avec les autres villes de la CAVEM afin de déterminer notre mode de fonctionnement et notre programme d’investissement à venir pour les prochaines années » explique le Maire. « Un pacte intéressant » selon lui, puisqu’il « dépasse les divergences politiques des communes pour privilégier des projets de territoire ». Frédéric Masquelier explique que la commune est parfois insuffisante pour porter un bon nombre de projets, « sans prôner la disparition de la commune ». Elle reste très importante pour lui, mais il existe « une autre échelle pour discuter des projets, où l’on ne renonce pas à l’identité de nos communes ». Autrement dit, la Communauté d'Agglomération Var Estérel Méditerranée.

 

« Nous travaillons pour le citoyen, l’usager, le contribuable... »

 

Le Maire rappelle que « l’homme était au cœur des projets » pour la ville et pour la CAVEM. La création d’un bureau pour la CAVEM serait investi « d’un état d’esprit qui va dans ce sens ». Un lieu « ouvert à tous, qui ne sera pas cloisonné ». Le Maire a longtemps exprimé le souhait de rassembler car « on est beaucoup plus fort quand on est ensemble ». Il ne veut pas perdre son temps sur des questions accessoires, mais que les acteurs politiques aient une vision à long terme. Notamment sur des projets « aussi riches » que la lutte contre les inondations, l’environnement, le rayonnement sportif ou le développement économique. Et quel meilleur exemple que celui de la jeunesse pour parler de visions à long terme : « La formation supérieure par exemple. C’était un vain débat de se demander si la Base Nature pouvait accueillir la formation supérieure. Il y a ce célèbre adage qui dit : quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt. Le doigt c’est la Base Nature, et la lune c’est le projet ».

 

L’orientation budgétaire

 

C’est aussi un des sujets largement exposés par le Maire et Président de la CAVEM. Un budget qui sera voté le 25 mars, lors du prochain conseil municipal. Il ne souhaite pas rentrer dans le détail, mais il en « dégage les grandes lignes de force » : « Une question essentielle que chacun peut se poser. C’est la manière dont la dette va être gérée au cours des prochaines années. C’est la question centrale. Notamment les conséquences de cette gestion d’aides sur les politiques publiques. Et quelles seront les contraintes qui seront imposées et les obligations auxquelles les collectivités locales auront à faire face ». Il souligne une maîtrise de la dépense malgré « une baisse de recettes à hauteur de 3,4 millions d’euros liées à la crise de la COVID-19 » ou « la pénalité de la loi SRU qui s’élève à 8,5 millions d’euros au cours des trois années précédentes ». Il se réjouit aussi d’une maîtrise de la dette avec « 3,5 millions d’euros de dettes en moins, tout ceci dans un contexte contraint » permettant un autofinancement. Tout cela « sans une augmentation d’impôt depuis 2014 » avec des taux « plus bas que toutes les villes qui nous entourent ». Grâce à cet autofinancement, le Maire propose aux élus « quelques grands axes » : la sécurité avec le déploiement de la vidéoprotection, l’amélioration de la voirie et des espaces publics ou le programme de requalification du front de mer avec la CAVEM. C’est sur ce dernier projet que Christopher Pécoul, conseiller municipal, interpelle Frédéric Masquelier. Il souhaite que Saint-Raphaël soit « ambitieux et cohérent » et « ne laisse pas l’infrastructure de la Place Coullet ou Lamartine à l’abandon, en priorisant un coup de pinceau sur le front de mer ». Une intervention à laquelle le Maire répond qu’il faut « être cohérent » sur l’investissement et « maîtriser les dépenses » en donnant priorité aux projets « par rapport aux moyens que nous avons ».

 

« Vous allez me dire que la rénovation de la place Coullet vous ferait mettre la clé sous la porte ? » interroge le conseiller. « Mais vous savez combien coûte l’investissement public ? » rétorque le Maire.

 

Rendez-vous le 25 mars pour le vote du budget.

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